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QCM : Énergie
Énergie
1. Que représente l’entropie dans un système thermodynamique ?
A) La quantité totale d’énergie contenue dans le système.
B) Une mesure du désordre ou du nombre de micro-états accessibles au système.
C) La capacité du système à effectuer un travail mécanique.
D) La vitesse à laquelle les réactions chimiques se produisent.
Commentaire:
L’entropie mesure le degré de désordre d’un système ou la dispersion de son énergie. Plus l’entropie est élevée, plus le système peut être décrit par un grand nombre de configurations microscopiques possibles.
2. Lors d’un processus irréversible, que se passe-t-il pour l’entropie totale du système et de son environnement ?
A) Elle reste constante.
B) Elle diminue si le système perd de l’énergie.
C) Elle augmente toujours.
D) Elle peut diminuer si le processus est très rapide.
Commentaire:
Selon le deuxième principe de la thermodynamique, l’entropie totale (système + environnement) augmente toujours au cours d’un processus irréversible. C’est ce qui donne un sens à la flèche du temps en physique.
3. Quelle est l’unité du Système international (SI) utilisée pour exprimer l’entropie ?
A) Le joule par mole (J·mol⁻¹).
B) Le kelvin par joule (K·J⁻¹).
C) Le watt par kelvin (W·K⁻¹).
D) Le joule par kelvin (J·K⁻¹).
Commentaire:
L’entropie s’exprime en joules par kelvin (J·K⁻¹). Cette unité traduit le fait que l’entropie relie une quantité d’énergie (J) à une variation de température (K). On utilise aussi souvent le J·mol⁻¹·K⁻¹ pour les entropies molaires.
4. Pourquoi dire qu’on “produit de l’énergie” est une expression impropre sur le plan scientifique ?
A) Parce que seule la matière peut produire de l’énergie (\(E = m c^2\)) comme le fait l'univers depuis le Big Bang.
B) Parce que l’énergie disparaît quand elle est utilisée.
C) Parce que l’énergie ne se crée, ni ne se détruit, elle ne fait que se transformer.
D) Parce que l’énergie est une propriété uniquement mécanique à l'échelle atomique et se conserve sous cette forme.
Commentaire:
Selon le principe de conservation de l’énergie, celle-ci ne peut être ni créée ni détruite, seulement transformée d’une forme à une autre (par exemple de chimique à thermique ou électrique). Parler de “production d’énergie” est donc un abus de langage, bien que l’expression soit courante dans la vie quotidienne.
5. Que signifie la dégradation de l’énergie au cours d’une transformation ?
A) L’énergie se conserve mais devient moins utilisable, car une partie est dissipée sous forme de chaleur.
B) L’énergie disparaît partiellement pendant la transformation.
C) L’énergie se transforme entièrement en travail mécanique utile.
D) La quantité totale d’énergie du système diminue.
Commentaire:
Lors d’une transformation, l’énergie totale se conserve (1er principe de la thermodynamique), mais une partie se transforme en chaleur difficile à exploiter. Cette “dégradation” correspond à une augmentation de l’entropie et une diminution de la qualité énergétique.
6. Les structures dissipatives convertissent de l’énergie pour maintenir leur organisation. Classez les structures suivantes par intensité énergétique (énergie dissipée par unité de masse et par seconde, en J/g/s) :
A) Galaxie > Soleil > Plante > Animal > Cerveau humain
B) Soleil > Galaxie > Animal > Plante > Cerveau humain
C) Cerveau humain > Animal > Plante > Soleil > Galaxie
D) Plante > Animal > Cerveau humain > Soleil > Galaxie
7. Selon la loi de Carnot, de quoi dépend le rendement maximal d’une machine thermique idéale ?
A) De la nature du fluide utilisé dans la machine.
B) De la pression du gaz dans le cylindre.
C) De la vitesse de rotation du moteur.
D) Des températures absolues de la source chaude et de la source froide.
Commentaire:
Le rendement maximal d’une machine thermique est donné par la formule \( \eta_{\text{max}} = 1 - \frac{T_f}{T_c} \) où \(T_c\) est la température de la source chaude et \(T_f\) celle de la source froide (en kelvins). Ce rendement représente une limite théorique : aucune machine réelle ne peut la dépasser.
8. Quelle était la composition massique approximative de l’Univers juste après la nucléosynthèse primordiale, quelques minutes après le Big Bang ?
A) Environ 50 % d’hydrogène et 50 % d’hélium.
B) Environ 75 % d’hydrogène et 25 % d’hélium.
C) Environ 90 % d’hélium et 10 % d’hydrogène.
D) Environ 25 % d’hydrogène, 25 % d’hélium et 50 % d’éléments plus lourds.
Commentaire:
La nucléosynthèse primordiale, survenue dans les premières minutes après le Big Bang, a produit principalement de l’hydrogène (~75 % en masse) et de l’hélium (~25 %), avec seulement des traces de deutérium, de lithium et de béryllium. Les éléments plus lourds sont apparus bien plus tard dans les étoiles.
9. Quelle était la composition atomique approximative de l’Univers juste après la nucléosynthèse primordiale ?
A) Environ 75 % d’atomes d’hydrogène et 25 % d’atomes d’hélium.
B) Environ 50 % d’hydrogène, 25 % d’hélium et 25 % d’éléments lourds.
C) Environ 92 % d’atomes d’hydrogène et 8 % d’atomes d’hélium.
D) Environ 90 % d’hélium et 10 % d’hydrogène.
Commentaire:
Après la nucléosynthèse primordiale, l’Univers était constitué d’environ 92 % d’atomes d’hydrogène et 8 % d’atomes d’hélium, avec seulement des traces de deutérium, de lithium et de béryllium. Ces proportions atomiques diffèrent légèrement des proportions massiques (≈ 75 % H et 25 % He).
10. Que désigne le “midi cosmique” (cosmic noon) dans l’évolution de l’Univers ?
A) La période où le taux de formation d’étoiles a été maximal.
B) Le moment où l’Univers a commencé à se dilater.
C) La période de formation des premières galaxies uniquement.
D) La période où les étoiles ont commencé à s’éteindre massivement.
Commentaire:
Le “midi cosmique” correspond à l’époque, 4,5 milliards d’années après le Big-Bang, où l’Univers a connu son pic de formation stellaire. À cette période, les galaxies formaient des étoiles à un rythme maximal avant que ce taux ne décline progressivement vers l’Univers actuel.
11. Comment le principe de production maximale d’entropie s’applique-t-il aux systèmes dissipatifs tels que les océans, l'atmosphère ou le manteau terrestre ?
A) Les flux de chaleur et de matière s’organisent de manière à créer le plus de désordre possible, aussi rapidement que possible, dans leur environnement compte tenu des lois physiques qui les régissent
B) Les flux de chaleur et de matière s’arrêtent dès que les températures deviennent uniformes.
C) Les flux de chaleur et de matière sont caractérisés par un comportement chaotique imprévisible.
D) Les flux de chaleur et de matière connaissent des périodes de forte activité alternant avec des phases de repos.
Commentaire:
Dans les structures dissipatives comme l'atmosphère, l'océan ou le manteau terrestre, les systèmes s'auto-organisent de manière à maximiser les flux de matière et de chaleur de la manière la plus efficace possible, compte tenu de leurs lois physiques (conduction de la chaleur, convection ou radiation pour les transferts de la chaleur et de matière). Ce principe permet de comprendre pourquoi certains motifs ou structures (courants océaniques, panaches mantelliques de points chauds ou rides océaniques) émergent spontanément dans ces systèmes.
12. Sachant que la température des gaz de combustion dans un moteur thermique d’une automobile à essence est d’environ 2000 K et que la température des gaz d’échappement atteint 1000 °C (soit 1273 K), quel est le rendement maximal théorique que l’on peut attendre du moteur selon la loi de Carnot ?
A) \(\eta_{\text{max}} = \frac{T_f}{T_c} \approx 0,64\)
B) \(\eta_{\text{max}} = \frac{T_c}{T_f+T_c} \approx 0,61\)
C) \(\eta_{\text{max}} = 1 - \frac{T_f}{T_c} \approx 0,36\)
D) \(\eta_{\text{max}} = \frac{T_f}{T_f+T_c} \approx 0,39\)
Commentaire:
Le rendement maximal d’un moteur thermique est limité par la loi de Carnot : $$ \eta_{\text{max}} = 1 - \frac{T_f}{T_c} $$ avec (\(T_c = 2000\ \text{K}\)) (température de combustion) et (\(T_f = 1273\ \text{K}\)) (température des gaz d’échappement). Le calcul donne : $$ \eta_{\text{max}} = 1 - \frac{1273}{2000} \approx 0,363 \ (\text{soit environ 36 %}) $$ Ce rendement est théorique : dans la réalité, les pertes mécaniques et thermiques diminuent le rendement effectif.
13. Quelle est la valeur approximative de la constante solaire sur Mars, sachant que la distance Soleil-Mars est de 1,52 UA ?
A) Environ 590 W·m⁻²
B) Environ 1360 W·m⁻²
C) Environ 900 W·m⁻²
D) Environ 390 W·m⁻²
Commentaire:
La constante solaire sur Mars vaut environ 590 W·m⁻², soit environ 43 % de celle reçue par la Terre (1361 W·m⁻²). Cette différence s’explique par la plus grande distance de Mars au Soleil (1,52 UA), la puissance solaire décroissant avec le carré de la distance.
14. En sachant que l'albédo de Mars est de 0,25, et que son atmosphère est trop ténue pour modifier significativement le flux, quel est le flux solaire moyen absorbé par la surface martienne ?
A) Environ 110 W·m⁻²
B) Environ 440 W·m⁻²
C) Environ 295 W·m⁻²
D) Environ 590 W·m⁻²
Commentaire:
Le flux solaire moyen absorbé par la surface se calcule à partir de la constante solaire ( \( S_0 = 590\ \text{W·m}^{-2} \) ), de l’albédo ( \( A = 0{,}25 \) ), et du facteur géométrique ( \( \frac{1}{4} \) ) (car la planète reçoit le flux sur un disque mais le répartit sur une sphère) : $$ \Phi = S_0 \times (1 - A) \times \frac{1}{4} = 590 \times 0{,}75 \times \frac{1}{4} \approx 111\ \text{W·m}^{-2} $$ Ainsi, Mars absorbe en moyenne environ 110 W·m⁻² à sa surface, soit une valeur inférieure de 35% à celle de la Terre (≈ 167 W·m⁻²).
15. Quelle est la valeur approximative de l’albédo moyen de la Lune, c’est-à-dire la fraction de lumière solaire qu’elle réfléchit ?
A) Environ 0,12
B) Environ 0,30
C) Environ 0,50
D) Environ 0,75
Commentaire:
La Lune a un albédo moyen d’environ 0,12, ce qui signifie qu’elle réfléchit seulement 12 % de la lumière solaire incidente. Cette faible valeur s’explique par la nature sombre de son régolithe et l’absence d’atmosphère qui pourrait diffuser la lumière.
16. Quelle est la puissance solaire moyenne reçue par un panneau photovoltaïque installé sur la surface de la Lune ?
A) Environ 1361 W·m⁻²
B) Environ 340 W·m⁻²
C) Environ 590 W·m⁻²
D) Environ 120 W·m⁻²
Commentaire:
Sur la Lune, sans atmosphère pour filtrer ou diffuser la lumière, un panneau exposé reçoit la constante solaire terrestre, ( \( S_0 \approx 1361\ \text{W·m}^{-2} \) ) divisé par 4. L’albédo de la Lune ne réduit pas le flux reçu par le panneau, car il concerne seulement la lumière réfléchie par le sol vers l’espace. Ainsi, la puissance disponible pour un panneau solaire lunaire est d’environ 340 W·m⁻².
17. Quelle est l’énergie solaire moyenne captée par un panneau photovoltaïque sur Terre sur une année, en tenant compte de l’albédo moyen (0,3) et de l’absorption par l’atmosphère ?
A) Environ 2100 kWh/m²/an
B) Environ 2500 kWh/m²/an
C) Environ 1000 kWh/m²/an
D) Environ 1500 kWh/m²/an
Commentaire:
Le flux moyen solaire au sol, après absorption atmosphérique et réflexion par l’albédo, est d’environ 170–180 W/m². L’énergie annuelle reçue par un panneau est : \( E_{\text{annuelle}} \approx 175\ \text{W/m²} \times 8760\ \text{h} \approx 1,53 \times 10^6\ \text{Wh/m²} \approx 1530\ \text{kWh/m²/an} \) Ainsi, un panneau photovoltaïque moyen sur Terre reçoit environ 1500 kWh par m² sur une année, avant conversion en électricité.
18. Quel est le rendement moyen typique d’un panneau photovoltaïque commercial installé sur Terre ?
A) Environ 15–20 %
B) Environ 5 %
C) Environ 50 %
D) Environ 80 %
Commentaire:
Le rendement d’un panneau photovoltaïque correspond à la fraction de l’énergie solaire incidente qu’il convertit en électricité. Les panneaux commerciaux actuels ont un rendement moyen d’environ 15 à 20 %, les meilleures cellules atteignant parfois 22–23 %. Les pertes proviennent de la réflexion, de l’absorption thermique et des limites de conversion des matériaux semi-conducteurs.
19. Quel est le rendement moyen de la photosynthèse, c’est-à-dire la fraction de l’énergie solaire captée et utilisée par les plantes ?
A) Environ 1–3 %
B) Environ 10–15 %
C) Environ 20–25 %
D) Environ 50 %
Commentaire:
La photosynthèse est un processus relativement peu efficace en termes d’énergie : seulement 1 à 3 % de l’énergie solaire incidente est captée. Les pertes proviennent de la réflexion de la lumière, de la transmission à travers les feuilles, de la conversion de photons non absorbés et des pertes thermiques.
20. Quelle est la quantité d'énergie thermique récupérable par la combustion d'un litre d'essence en kWh ? (On donne: E de combustion = 48 kJ/g. Densité = 0,75)
A) Environ 1 kWh
B) Environ 10 kWh
C) Environ 20 kWh
D) Environ 0,5 kWh
Commentaire:
La masse d’un litre d’essence est : $$ m = 0,75\ \text{kg} = 750\ \text{g} $$ L’énergie thermique libérée par combustion est : $$ E = 48\ \text{kJ/g} \times 750\ \text{g} = 36,000\ \text{kJ} = 36\ \text{MJ} $$ Convertie en kWh : $$ E = \frac{36\ \text{MJ}}{3,6\ \text{MJ/kWh}} \approx 10\ \text{kWh} $$
21. Quelle quantité d’énergie électrique ou mécanique peut-on réellement obtenir à partir de la combustion d’1 litre d’essence ?
A) Environ 3 kWh
B) Environ 10 kWh
C) Environ 5 kWh
D) Environ 1 kWh
Commentaire:
Un litre d’essence contient environ 10 kWh d’énergie chimique. Avec un rendement du moteur de 30 % : $$ E_\text{utile} = 10\ \text{kWh} \times 0,3 \approx 3\ \text{kWh} $$ Ainsi, seulement environ 3 kWh sont convertis en travail mécanique ; le reste est perdu sous forme de chaleur dans les gaz d’échappement, le refroidissement et les frottements.
22. Un autobus articulé urbain consomme en moyenne 40 litres d’essence pour 100 km. Quelle serait la consommation énergétique moyenne équivalente en kWh/100 km si le bus était électrique (rendement ~90 %) ?
A) Environ 1100 kWh/100 km
B) Environ 1200 kWh/100 km
C) Environ 108 kWh/100 km
D) Environ 133 kWh/100 km
Commentaire:
Calcul étape par étape : 1. Énergie contenue dans 40 litres d’essence : $$ E_\text{chim} = 40\ \text{L} \times 10\ \text{kWh/L} = 400\ \text{kWh} $$ 2. Travail mécanique réellement obtenu avec rendement thermique 30 % : $$ E_\text{utile} = 400 \times 0,3 \approx 120\ \text{kWh} $$ 3. Pour un bus électrique avec rendement 90 %, la même énergie utile nécessite : $$ E_\text{elec} = \frac{E_\text{utile}}{0,9} \approx \frac{120}{0,9} \approx 133\ \text{kWh/100 km} $$ Ainsi, la version électrique consommerait environ 133 kWh pour parcourir 100 km, bien moins qu’en énergie chimique brute mais avec un rendement beaucoup plus élevé.
23. Les autobus électriques articulés Hess du futur réseau Inspire à Clermont-Ferrand sont équipés d’une batterie d’une capacité de 114 kWh. Si la ligne mesure 15 km entre les deux terminus (soit 30 km aller-retour), combien de trajets aller-retour complets peuvent être assurés avec une seule charge ?
A) Environ 3 trajets aller-retour
B) Environ 1 trajet aller-retour
C) Environ 5 trajets aller-retour
D) Environ 10 trajets aller-retour
Commentaire:
Consommation pour un trajet aller-retour de 30 km avec un autobus articulé électrique ayant une consommation moyenne d’environ 1,3 kWh/km: $$ E_\text{trajet} = 1,3\ \text{kWh/km} \times 30\ \text{km} = 39\ \text{kWh} $$ Nombre de trajets possibles avec une batterie de 114 kWh : $$ N = \frac{114}{39} \approx 2,9 $$ Ainsi, le bus Hess peut assurer environ 3 allers-retours complets (environ 90 km) avant de devoir être rechargé.
24. Le futur centre de maintenance du réseau Inspire à Clermont-Ferrand sera équipé d’ombrières photovoltaïques couvrant 18 359 m². En supposant un rendement global de conversion de 15 %, quelle est l’énergie électrique moyenne produite par jour par ces panneaux ?
A) Environ 200 MWh/jour
B) Environ 11 MWh/jour
C) Environ 75 MWh/jour
D) Environ 5 MWh/jour
Commentaire:
Énergie électrique journalière produite : $$ E_\text{jour} = \frac{1370}{4 \times 2} \times 24 \times 3600 \div (3.6 \times 10^{6}) \times 18359 \times 0.15 $$ $$ E_\text{jour} = 11{,}318 ~\text{MWh/jour} $$ Ainsi, les ombrières produiront en moyenne environ 11,3 MWh d’électricité par jour, de quoi alimenter la recharge quotidienne d’une flotte entière de bus électriques.
25. On considère une centrale photovoltaïque produisant en moyenne 11 MWh par jour. En supposant un facteur de charge de 15 %, quelle est la puissance maximale installée (en MWc) de cette centrale ?
A) Environ 3 MWc
B) Environ 1,5 MWc
C) Environ 5 MWc
D) Environ 0,5 MWc
Commentaire:
La production journalière correspond à : $$ E = P_{\text{max}} \times f \times 24 $$ d’où $$ P_{\text{max}} = \frac{E}{f \times 24} = \frac{11}{0.15 \times 24} \approx 3.1~\text{MWc}. $$
26. On considère une centrale photovoltaïque qui produit 11 MWh par jour en moyenne. Chaque autobus électrique consomme environ 1.5 kWh par kilomètre parcouru. Quelle distance totale (en kilomètres) peut être parcourue par la flotte d'autobus alimentés par cette centrale en une journée ?
A) Environ 9710 km
B) Environ 7300 km
C) Environ 1220 km
D) Environ 11 400 km
Commentaire:
L’énergie journalière disponible est : $$ E = 11~\text{MWh} = 11 \times 10^3~\text{kWh} $$ Chaque kilomètre consomme environ (1,5~\text{kWh}), donc la distance totale parcourue est : $$ D = \frac{E}{\text{conso}} = \frac{11 \times 10^3}{1,5} = 7333~\text{km}. $$ Ainsi, l’énergie produite chaque jour permettrait de parcourir environ 7300 km avec des autobus électriques.
27. La centrale photovoltaïque produit en moyenne 11 MWh d’électricité par jour, assurant la totalité de l'énergie nécessaire au roulement de la flotte de 40 autobus électriques, consommant chacun 1,5 kWh par kilomètre. Les autobus circulent sur 2 lignes de 15 km chacune (soit 30 km par aller-retour). Combien d’allers-retours peut assurer un autobus par jour ?
A) Environ 15 aller-retour par bus et par jour
B) Environ 6 allers-retours par bus et par jour
C) Environ 12 allers-retours par bus et par jour
D) Environ 2 aller-retour par bus et par jour
Commentaire:
L’énergie disponible chaque jour est : $$ E_\text{centrale} = 11~\text{MWh} = 11 \times 10^3~\text{kWh} $$ La consommation pour un aller-retour (30 km) d’un bus est : $$ E_\text{trajet} = 30~\text{km} \times 1{,}5~\text{kWh/km} = 45~\text{kWh} $$ Pour 40 bus, un aller-retour collectif consomme : $$ E_\text{flotte} = 40 \times 45 = 1800~\text{kWh} $$ Le nombre d’allers-retours possibles pour toute la flotte est donc : $$ N = \frac{E_\text{centrale}}{E_\text{flotte}} = \frac{11 000}{1800} \approx 6{,}1 $$ Ainsi, chaque autobus pourrait assurer environ 6 allers-retours par jour avec l’énergie solaire disponible.
28. On considère qu’un gramme de biomasse sèche contient 15 kJ d’énergie. La constante solaire vaut 1360 W/m² et la photosynthèse a un rendement moyen théorique de 2 %. En supposant que seulement 20 % de l’énergie captée par la photosynthèse est effectivement convertie en biomasse sèche (le reste étant utilisé par le métabolisme et les pertes), estimer la production annuelle de biomasse sèche d’une prairie, en tonnes par hectare et par an.
A) Environ 3 tonnes/ha/an
B) Environ 15 tonnes/ha/an
C) Environ 70 tonnes/ha/an
D) Environ 30 tonnes/ha/an
Commentaire:
1. Énergie solaire moyenne reçue par m² (au sol) $$ E_\text{sol} = \frac{1360}{4 \times 2} \times 24 \times 3600 \times 365 \div 3.6\times10^6 \approx 1489\ \mathrm{kWh/m^2/an} $$ 2. Énergie captée par la photosynthèse (rendement 2 %) $$ E_\text{photo} = 0.02 \times 1489 \approx 29.8\ \mathrm{kWh/m^2/an} $$ 3. Énergie réellement convertie en biomasse sèche (20 % de E_photo) $$ E_\text{bio} = 0.2 \times 29.8 \approx 5.96\ \mathrm{kWh/m^2/an} $$ Conversion en joules : $$ E_\text{bio} = 5.96 \times 3.6 \times 10^6 \approx 2.15 \times 10^7\ \mathrm{J/m^2/an} $$ 4. Énergie par hectare (1 ha = 10 000 m²) $$ E_\text{ha} = 2.15 \times 10^7 \times 10^4 \approx 2.15 \times 10^{11}\ \mathrm{J/ha/an} $$ 5. Masse de biomasse sèche produite $$ m_\text{g} = \frac{E_\text{ha}}{15{,}000} = \frac{2.15 \times 10^{11}}{1.5 \times 10^4} \approx 1.43 \times 10^7\ \mathrm{g/ha/an} $$ Conversion en tonnes : $$ m_\text{t} = \frac{1.43 \times 10^7}{10^6} \approx 14.3\ \mathrm{t/ha/an} $$ Conclusion : La production annuelle de biomasse sèche réaliste pour cette prairie est donc ≈ 14 t/ha/an, ce qui correspond bien aux ordres de grandeur observés sur le terrain.
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